En 1996, Ryobi lançait sa première perceuse sans fil 18V, avec un accu nickel-cadmium et un connecteur simple. Trois décennies plus tard, le même gabarit de fixation et les mêmes bornes perdurent. Les batteries actuelles s’adaptent aux outils fabriqués dans les années 1990, et les packs d’origine peuvent alimenter les modèles modernes. Cette continuité, rare dans l’industrie, est au cœur du système ONE+ et de sa promesse de compatibilité universelle entre plus de 300 outils.
Un système pensé pour durer
La promesse de Ryobi est simple : un seul format de batterie pour tous les outils 18V de la marque. Un pack fonctionne aussi bien avec une perceuse ancienne qu’avec un outil récent. Cette compatibilité repose sur une décision technique ferme : ne jamais modifier la géométrie du connecteur ni la disposition des bornes. Chaque nouvel outil est conçu pour s’adapter à ce standard hérité des années 1990.
Le choix de conserver le connecteur n’a rien d’anodin face aux évolutions technologiques. Le passage du nickel-cadmium au lithium-ion, qui s’est opéré dans les années 2000, aurait pu justifier un changement de format. De nombreux fabricants ont alors abandonné leurs anciens système, rendant les outils obsolètes. Ryobi a adopté une autre stratégie : intégrer la gestion électronique nécessaire au lithium-ion directement dans le pack, tout en conservant l’interface physique d’origine. Ainsi, les outils anciens fonctionnent avec les nouveaux accumulateurs, et inversement.
Un bénéfice concret pour les utilisateurs
Cette interchangeabilité simplifie le quotidien de ceux qui utilisent plusieurs outils. Un même accu peut servir pour une scie sabre, une perceuse ou une visseuse. L’acquisition d’un nouvel outil sans fil devient moins coûteuse, puisque la batterie est déjà disponible. Cette logique s’étend à des équipements moins attendus, comme un onduleur 150W qui transforme la batterie en source d’alimentation électrique, une fonction utile en cas de panne.
La pérennité du système a aussi un impact sur la durabilité des achats. Là où certaines marques changent leurs standards, Ryobi offre la possibilité de réutiliser d’anciennes batteries et d’éviter un remplacement complet. Cette stabilité est un argument pour les utilisateurs qui investissent sur le long terme.
Des limites à connaître pour une compatibilité totale
La promesse ONE+ ne couvre que le 18V. Ryobi commercialise également des batteries 40V (pour le jardinage), USB Lithium (pour les petits outils) et, selon les régions, 36V. Ces plateformes sont autonomes et ne partagent pas le même connecteur. Il est donc nécessaire d’avoir plusieurs types de batteries si l’on possède des outils de différentes gammes.
Des exceptions existent aussi au sein du système ONE+. La batterie haute capacité de 9Ah, par exemple, peut ne pas s’insérer dans certains outils équipés de capots étanches. Par ailleurs, les outils de la série HP, plus performante, ne délivrent leur pleine puissance qu’avec les packs récents. La compatibilité physique reste garantie, mais la performance maximale dépend du type de batterie utilisé.
Une promesse qui vaut de l’or
Ryobi fait figure d’exception dans un secteur où l’obsolescence est souvent programmée. Alors que les fabricants rivalisent d’innovations techniques, la marque a su préserver un standard, ce qui assure une certaine tranquillité d’esprit pour les utilisateurs.
Ce qui est confirmé : la batterie ONE+ de 1996 s’adapte toujours aux outils actuels, ce qui est une preuve tangible de la continuité de la marque. Ce qui reste imparfait, c’est la compatibilité entre les différentes gammes de la marque, mais le système 18V demeure un exemple de longévité dans un marché en constante évolution.
