Google Messages, l’application de messagerie par défaut sur la plupart des Android, s’enrichit d’une nouvelle fonctionnalité très attendue : les thèmes de chat. Déjà disponibles sur de nombreuses applications concurrentes, ces thèmes permettent de personnaliser l’apparence de chaque conversation. La mise à jour se déploie progressivement et devrait être accessible à la plupart des utilisateurs.
Une personnalisation enfin au rendez-vous
Jusqu’à présent, Google Messages ne permettait que de modifier la couleur des bulles de discussion. Désormais, il est possible d’aller plus loin en définissant un fond d’écran distinct pour chaque conversation. Pour appliquer un thème, il suffit d’ouvrir une conversation, de toucher l’icône à trois points en haut à droite et de sélectionner « Thème du chat ». Un choix de fonds d’écran proposés par Google est disponible, mais l’utilisateur peut également sélectionner une photo de sa galerie.
Il est recommandé de choisir une photo au format portrait. Une image paysage peut être utilisée, mais cela nécessitera un recadrage plus important. Une fois le fond choisi, un schéma de couleurs peut être défini pour l’adapter. Le même menu permet de réinitialiser le thème en un simple toucher.
Contrairement à Samsung Messages, qui proposait cette fonction avant sa disparition, il n’est pas possible d’appliquer un thème à toutes les conversations en une seule fois. La personnalisation doit être effectuée individuellement pour chaque discussion, ce qui peut s’avérer fastidieux pour ceux qui souhaitent décorer l’ensemble de leur boîte de réception.
Fonctionnement et conditions requises
Les thèmes de chat nécessitent que la fonction RCS (Rich Communication Services) soit activée. La plupart des utilisateurs l’ont déjà, mais si ce n’est pas le cas, il faut se rendre dans les paramètres de Google Messages, puis dans « Messages RCS » et activer l’option. Cette condition est liée à l’intégration des thèmes dans le cadre du protocole RCS, qui permet des échanges enrichis.
Portée et limites des thèmes
Une particularité notable est que les thèmes appliqués ne sont visibles que par l’utilisateur qui les définit. L’interlocuteur ne voit pas le fond d’écran choisi. Cela peut être un avantage, car chaque partie peut personnaliser son propre affichage sans interférer avec l’autre. En revanche, cela signifie que l’effort de personnalisation n’est pas partagé.
Autre surprise : l’absence d’intégration de l’IA générative pour créer des fonds d’écran uniques. Sur iMessage, par exemple, Image Playground permet de générer des arrière-plans avec l’IA. Étant donné que Gemini est déjà intégré à Google Messages, cette absence peut surprendre. Cependant, certains utilisateurs préféreront que l’IA ne soit pas omniprésente dans l’application de messagerie.
Des lacunes persistent
Si l’arrivée des thèmes marque une avancée, Google Messages reste en retard sur d’autres points. Parmi les fonctionnalités manquantes les plus regrettées, on trouve les dossiers pour organiser les conversations. Samsung Messages permettait de classer les chats dans différentes catégories, séparant par exemple les discussions personnelles des discussions professionnelles. Google Messages affiche tout dans un flux unique, ce qui devient vite encombrant pour les gros utilisateurs.
Le formatage du texte manque également : il est impossible d’utiliser le gras, l’italique ou même le barré, des fonctions pourtant courantes dans les autres applications de messagerie. Enfin, le verrouillage individuel des conversations n’est pas proposé. Bien que l’application entière puisse être protégée sur la plupart des téléphones Android, une option de verrouillage par chat serait appréciée.
Ce qui est confirmé et ce qui reste à venir
Le déploiement des thèmes de chat est en cours, et la fonction est active pour de nombreux utilisateurs. Il est conseillé de mettre à jour Google Messages pour en profiter. Si l’option n’apparaît pas, il faut patienter.
En revanche, Google n’a pas annoncé de calendrier pour les améliorations évoquées (dossiers, formatage, verrouillage). Il reste donc à voir si l’application comblera ces lacunes, qui pourraient faire la différence face à des concurrents comme WhatsApp ou Telegram.
