Le département de l’Énergie des États-Unis (DOE) a approuvé un prêt de 1,9 milliard de dollars accordé à NextEra Energy pour redémarrer le Duane Arnold Energy Center, une centrale nucléaire de 615 mégawatts située dans le comté de Linn, dans l’Iowa. L’électricité produite par cette installation sera achetée par Google pour alimenter ses centres de données dédiés à l’intelligence artificielle, tout en renforçant la fiabilité du réseau électrique local. Selon NextEra, le projet devrait également créer des milliers d’emplois directs et indirects.
Détails techniques et financement du projet
La centrale Duane Arnold, exploitée par NextEra, avait été mise à l’arrêt en 2020 après qu’une tempête tropicale a endommagé ses tours de refroidissement. L’installation, qui devait être décommissionnée, est aujourd’hui relancée grâce à ce prêt du DOE. L’objectif est de redémarrer la production d’énergie d’ici 2029, avec une puissance de 615 mégawatts. L’accord prévoit que Google achète l’électricité produite pour ses centres de données d’IA, une transaction qui s’inscrit dans un contexte de demande énergétique croissante liée au développement de l’intelligence artificielle.
Contexte : la course à l’énergie pour les centres de données
Face à l’essor de l’IA, Google et d’autres opérateurs de centres de données cherchent des sources d’énergie pour répondre à leurs besoins grandissants. Google s’était engagé à compenser sa consommation d’énergie avec des sources renouvelables, un objectif qu’il a atteint en 2018. Toutefois, l’entreprise a récemment conclu un partenariat avec une centrale à gaz naturel pour alimenter l’un de ses centres de données au Texas. D’autres opérateurs, comme Tesla ou Meta, ont également eu recours à l’énergie du réseau, parfois issue de sources polluantes, ou ont même acquis leurs propres générateurs à gaz naturel. Dans ce contexte, l’accord nucléaire de Google constitue une évolution notable vers une énergie relativement propre en termes d’émissions, bien que la question des déchets nucléaires reste posée.
Implications et perspectives pour le secteur
Ce prêt s’inscrit dans un plan plus large du DOE, qui prévoit de redémarrer trois centrales nucléaires mises en veille, afin d’alimenter à la fois le réseau électrique et les centres de données d’IA. Pour Google, cet accord garantit une source d’énergie stable et à faible émission de carbone pour ses infrastructures. Pour l’Iowa, le projet représente un potentiel de création d’emplois et un renforcement de la fiabilité du réseau. Toutefois, le calendrier reste incertain : plusieurs années séparent l’annonce de la remise en service prévue en 2029, et le montant de 1,9 milliard de dollars, bien que conséquent, demeure modeste dans le secteur nucléaire, où les coûts peuvent rapidement augmenter.
