Le Sony Bravia 7 II est présenté comme l’un des deux téléviseurs True RGB Mini LED de la marque, une technologie qui se veut une alternative aux écrans OLED. L’idée : remplacer le rétroéclairage blanc à points quantiques par des LEDs rouges, vertes et bleues contrôlées indépendamment. Le dossier dont nous disposons permet d’évaluer ce que cela donne sur une dalle de 55 pouces, entre performances HDR spectaculaires et compromis à connaître.
Conception et ergonomie
Pour un 55 pouces, le Bravia 7 II est massif. L’appareil pèse 18,4 kg et ses dimensions avec le pied atteignent 122,8 x 78,4 x 20,9 cm. Ce gabarit s’explique probablement par la densité du matériel nécessaire au rétroéclairage RVB. La finition reste sobre, avec une fine bordure noire et un dos en plastique texturé. Le pied central, baptisé Mirage Stand, se distingue par une plaque translucide qui diffuse l’image de ce qui se trouve derrière le téléviseur, rendant les câbles difficiles à identifier. L’effet visuel est soigné et donne une impression de légèreté.
Connectique et usages associés
La connectique est un point de tension. Quatre ports HDMI sont présents, mais seuls deux prennent en charge le 4K à 120 Hz, le VRR et l’ALLM. L’un d’eux sert également de liaison eARC si vous branchez un système audio externe, ce qui réduit d’autant les possibilités pour une source gaming. Il n’y a pas de sortie optique numérique dédiée : Sony opte pour une sortie hybride 3,5 mm optique avec entrée S-Centre. On trouve aussi deux ports USB, un port Ethernet, le Wi-Fi et le Bluetooth 5.3. La télécommande fournie se décline en deux versions : une classique très fournie en boutons et une plus premium avec pointeur, moins chargée, donnant un accès rapide aux principaux services de streaming.
Plateforme et fonctionnalités
Côté logiciel, Google TV pilote l’ensemble. La navigation est fluide et l’accès aux applications de rattrapage britanniques (BBC iPlayer, ITVX, Channel 4, Channel 5) est bien couvert. L’assistant Gemini est intégré. La TNT britannique passe par YouView, mais l’absence de Freely est regrettable. Deux tuners (terrestre et satellite) sont néanmoins présents. Le téléviseur est compatible avec AirPlay 2, HomeKit, Google Cast et fonctionne avec Alexa.
Qualité d’image
C’est ici que le Bravia 7 II déploie sa démonstration. En mode Professionnel, la luminosité maximale mesurée sur une fenêtre de 10 % atteint 2 101 nits. Cela se traduit par des reflets spéculaires très percutants dans les scènes sombres, comme lorsque des sources lumineuses éclairent un tunnel. Les noirs sont profonds et le blooming (halo autour des zones lumineuses) est bien maîtrisé, comme en témoigne l’exemple des cartons de titre de Reacher S4 : lettres blanches nettes sur fond noir profond. La restitution du contenu SDR bénéficie aussi de cette réserve de luminosité, avec des images dynamiques.
Couleurs et angles de vision
Le traitement colorimétrique est un autre atout. Le système RGB Triluminos Max produit des rouges et des verts riches sans tomber dans la saturation excessive. En revanche, le comportement hors axe est décevant : une perte significative de contraste et de couleurs apparaît dès que l’on s’écarte de l’axe central. Le panneau n’est par ailleurs pas antireflet ; les sources lumineuses et les fenêtres se reflètent sur la dalle, ce qui doit guider le placement du téléviseur.
HDR et modes d’image
Le HDR couvre le HDR10, le HLG et le Dolby Vision, mais pas le HDR10+ ni le Dolby Vision IQ. Les modes d’image sont nombreux (Vif, Standard, Cinéma, Professionnel, Calme, Photo, IMAX Enhanced). La nouveauté est le mode My Cinema, proposé lors du lancement d’un film sur Netflix. Il propose des réglages Director’s Cut, Daytime et Dialogue. Le premier vise une restitution fidèle en réduisant la luminosité, tandis que les deux autres servent des usages plus sociaux. Sony ne propose pas de mode Filmmaker à proprement parler, mais cette option s’en rapproche.
Son
Le système audio intégré est au-dessus de la moyenne des téléviseurs plats. Ses 40 W alimentent deux haut-parleurs large bande et deux tweeters. L’ensemble offre une bonne assise, avec suffisamment d’énergie pour les films et les jeux sans avoir immédiatement recours à une barre de son. Dolby Atmos et DTS:X sont pris en charge, et un virtualiseur 3D élargit la scène sonore. Voice Zoom 3 permet d’isoler et d’ajuster le niveau des dialogues, utile si l’on a du mal à suivre certaines conversations. Les basses restent limitées, avec une réponse mesurée à 31,5 Hz puis une remontée plus nette à 50 Hz ; le registre médium-grave manque d’autorité. Pour un usage cinéma exigeant, une barre de son ou un ampli reste recommandé.
Gaming et compatibilité PS4/PS5
Le Bravia 7 II se montre très compétent pour le jeu. Les couleurs saturées, le contraste élevé et la fluidité des mouvements en font un bon compagnon pour les jeux d’action. La latence mesurée est de 10,9 ms en 1080/60. Un mode jeu est automatiquement activé lorsqu’une console est détectée, et désactivé dès qu’un film est lancé. Les propriétaires de PS5 profitent d’un Auto HDR Tone Mapping, qui règle les paramètres HDR lors de la configuration initiale. Le Game Menu 2 s’affiche sous forme de pop-up et permet d’ajuster des paramètres, de rechercher des vidéos YouTube ou d’accéder au Gaming Multi View. Le PS Remote Play permet de piloter sa console à distance, via une autre pièce ou un autre lieu, une fonction pratique. La limite des deux ports HDMI 2.1 est toutefois un vrai sujet si l’on cumule console, décodeur et système audio.
Mesures
La luminosité maximale mesurée en mode Professionnel est de 2 101 nits sur une fenêtre de 10 %. Cela confère au téléviseur une avance notable sur de nombreux OLED pour les hautes lumières. Le contrôle du blooming est jugé très bon, et l’uniformité est démontrée comme bonne, même si le nombre de zones de gradation est inférieur à celui du Bravia 9 II. En revanche, les angles de vision médiocres et la présence de reflets sur la dalle sont des points faibles documentés.
Test rédigé à partir des essais et informations du document source. Les notes constituent une appréciation éditoriale de ces éléments. Consulter le test source.
Le verdict
Le Bravia 7 II est un téléviseur ambitieux qui tient ses promesses sur la luminosité HDR et le contrôle du blooming, avec une qualité d'image qui se rapproche de l'OLED par certains aspects. Ses limites en matière d'angles de vision, de reflets et de connectique HDMI 2.1 le destinent toutefois à un usage principal frontal, idéalement dans une pièce maîtrisée en luminosité. Pour les cinéphiles exigeant une image homogène sur grand angle, le Bravia 8 II QD-OLED reste une alternative plus cohérente, malgré une luminosité HDR inférieure. Pour les joueurs PS5 à la recherche d'un grand écran lumineux, il séduit, à condition d'accepter le compromis sur le nombre de ports HDMI 2.1.
Notes par critère
Qualité d'image
9,0/10
Luminosité HDR mesurée à 2 101 nits, noirs profonds et blooming bien contrôlé, couleurs riches et naturelles sur l'axe.
Ergonomie
6,5/10
Pied Mirage élégant et téléviseur massif (18,4 kg), mais angles de vision médiocres et reflets sur la dalle nécessitent un placement attentionné.
Connectique
6,5/10
Seulement deux ports HDMI 2.1, l'un partagé avec l'eARC ; pas de sortie optique dédiée.
Son
7,0/10
Puissance de 40 W, restitution correcte, dialogues clairs avec Voice Zoom 3, mais basses limitées et nécessité d'une barre de son pour un usage cinéma poussé.
Gaming
8,0/10
Faible latence mesurée (10,9 ms), prise en charge 4K/120 Hz, VRR et ALLM sur deux ports, fonctions spécifiques PS5 bien intégrées.
Note globale : moyenne des critères, à poids égal.
Points forts
- Luminosité HDR parmi les plus élevées du marché
- Noirs profonds et blooming très maîtrisé
- Couleurs riches sans saturation excessive
- Excellente gestion du mouvement
- Modes d'image variés dont My Cinema
Points faibles
- Angles de vision médiocres
- Reflets sur la dalle en environnement lumineux
- Limitation à deux ports HDMI 2.1 (l'un partagé avec l'eARC)
- Absence de HDR10+ et Dolby Vision IQ
- Basses du système audio manquent d'autorité
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