La seconde génération de la Dacia Spring, dévoilée récemment, est disponible à la commande depuis le 8 septembre 2026, avec des livraisons prévues d’ici la fin de l’année. Basée sur la plateforme technique de la Renault Twingo et produite dans le même site slovène de Novo Mesto, elle vise à devenir la citadine électrique la plus abordable du marché. Mais pour y parvenir, Dacia joue sur les options, comme le coffre avant, facturé 150 euros.
Un capot ouvrant qui change tout
La Spring partage sa base avec la Twingo, mais s’en distingue par un capot avant ouvrant. La Twingo, elle, ne permet pas d’accéder au compartiment avant, privant les propriétaires d’un espace de rangement supplémentaire. Sur la Spring, ce capot redessiné cache un frunk de 18 litres, idéal pour ranger les câbles de charge ou le kit de sécurité. C’est plus spacieux que les 13 litres du frunk de l’Audi A2 e-tron, un modèle ancien mais comparable.
Cependant, cet équipement n’est pas inclus de série. Pour en profiter, il faut ajouter l’option à 150 euros, ce qui représente un coût non négligeable pour une voiture au prix déjà serré. Dacia justifie ce choix par des raisons de production : le frunk nécessite des adaptations techniques, comme une traverse reliant les longerons et une pièce structurelle au-dessus du moteur, comme l’a expliqué Jean-Philippe Benoist, directeur du projet Spring. Ces modifications sont réalisées en usine, à Novo Mesto, et augmentent les coûts de fabrication.
Un équilibre subtil entre équipement et prix
Inclure le frunk de série aurait probablement fait grimper le prix de la Spring, compromettant son positionnement. La voiture est proposée dès 17 900 euros avant le bonus écologique, un tarif qui peut descendre à environ 11 720 euros pour les ménages les plus modestes grâce au coup de pouce CEE, qui varie de 3 620 à 6 180 euros selon les revenus. Ce bonus est crucial, car il n’est pas accessible à tous les concurrents : la Leapmotor T03 (à partir de 16 900 euros) et la BYD Dolphin Surf (19 990 euros) n’y ont pas droit, n’étant pas produites en Europe. La Twingo E-Tech, elle, en bénéficie mais demande au moins 19 490 euros.
La Spring se distingue donc par son prix agressif, mais aussi par cet unique frunk, un atout pratique que sa cousine n’a pas. L’option est disponible sur toutes les finitions, Expression et Journey, et son coût reflète les changements techniques qu’elle implique.
Ce qu’il faut retenir pour les acheteurs
Pour les futurs propriétaires, le choix du frunk dépendra de leurs besoins : si le rangement supplémentaire est utile pour les câbles ou autres accessoires, il faudra prévoir 150 euros de plus. C’est une somme à considérer dans le budget global, surtout pour ceux qui visent le prix le plus bas possible. Rien n’indique que Dacia prévoie de l’inclure de série à l’avenir, mais cette option pourrait être un argument pour se démarquer de la Twingo.
En résumé, la Dacia Spring conserve son statut de voiture électrique la moins chère du marché, mais certains équipements, comme le frunk, restent payants. Les commandes sont ouvertes, mais les premières livraisons ne sont attendues que fin 2026, et il faudra attendre les essais pour vérifier si le frunk est vraiment aussi pratique qu’annoncé.
