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Action collective contre Anthropic : les limites du plan Max de Claude en question

Photo d’illustration

Le 8 septembre, une action collective a été déposée contre Anthropic, accusant la société de publicité trompeuse concernant son plan d’abonnement Max pour Claude. Les plaignants soutiennent que les promesses de « 5x ou 20x plus d’utilisation que le plan Pro » ne sont pas clairement expliquées, car elles ne s’appliquent qu’à des fenêtres de session quotidiennes, et non à l’utilisation hebdomadaire globale. Cette action fait suite à une plainte fédérale individuelle déposée en juin.

Les détails du plan Max et les limites contestées

Le plan Max, lancé en avril 2025, est proposé à 100 ou 200 dollars par mois, avec une promesse de 5x ou 20x d’utilisation supplémentaire par rapport au plan Pro, qui commence à 17 dollars par mois en facturation annuelle. Anthropic décrit ce plan comme « idéal pour les utilisateurs fréquents ». Cependant, l’action collective affirme que cette multiplication ne concerne que la quantité d’utilisation dans une fenêtre de session de cinq heures, qui se réinitialise toutes les cinq heures. Or, les utilisateurs de Max sont également soumis à des limites hebdomadaires, introduites en août 2025, qui réduisent considérablement l’usage réel.

Le contexte : confusion et plaintes d’utilisateurs

La confusion autour des limites de Max a été largement discutée sur des plateformes comme Reddit. Plusieurs utilisateurs ont exprimé leur frustration, certains affirmant avoir cru obtenir 20 fois l’utilisation hebdomadaire, alors que la promesse ne s’applique qu’à un limiteur de session. Un post viral illustre qu’en passant du plan 5x à 100 dollars au plan 20x à 200 dollars, l’augmentation réelle ne serait que de 1,7 fois en tenant compte du plafond hebdomadaire, malgré un prix double.

Les enjeux juridiques et la position des plaignants

Les avocats des plaignants, dont Monica Vaca, estiment que les termes ne sont pas clairs et exigent que les consommateurs cliquent sur plusieurs hyperliens pour comprendre la nature réelle des promesses. Anthropic liste pourtant les limites sur une page d’assistance, mise à jour en août 2026, mais les plaignants considèrent que cela ne suffit pas. « C’est difficile pour les consommateurs, ils ne savent pas ce qu’il y a dans la boîte noire », a déclaré Vaca.

Conséquences pour les utilisateurs et suite attendue

Cette action collective pourrait avoir des répercussions sur la manière dont Anthropic communique ses offres. Si les plaignants obtiennent gain de cause, l’entreprise pourrait être contrainte de clarifier ses publicités, voire de revoir ses limites d’utilisation. Pour les utilisateurs actuels, cette affaire souligne l’importance de vérifier les conditions détaillées avant de souscrire. À ce jour, Anthropic n’a pas répondu aux demandes de commentaires. Il reste à voir comment le tribunal traitera cette affaire et si elle aboutira à des changements concrets dans les pratiques commerciales de l’entreprise.