Google étend la connexion directe entre Google Meet et Microsoft Teams à une nouvelle catégorie de matériel : les appareils de salle de conférence dédiés fonctionnant sous Android ou sous l’Android Open Source Project (AOSP). Jusqu’à présent, cette interopérabilité n’était disponible que sur les systèmes reposant sur ChromeOS d’un côté et Windows de l’autre, une prise en charge en place depuis le début de l’année. La phase de préversion de cette extension doit s’achever le 7 septembre 2026.
Ce que change l’extension aux appareils Android et AOSP
Le principe est simple à décrire : un appareil configuré pour Google Meet peut désormais rejoindre directement une réunion Teams, et un appareil Microsoft Teams Rooms reposant sur Android peut s’intégrer à une conférence Google Meet. Aucun logiciel supplémentaire n’est requis et aucun relais par un service tiers n’est nécessaire pour établir la connexion. L’utilisateur lance la jonction depuis l’interface de son système habituel.
Cette évolution comble un manque qui, selon la description fournie, posait problème à certaines entreprises : des salles équipées d’un matériel figé sur une plateforme unique se retrouvaient démunies face à une invitation émise sur l’autre service.
Contexte : des salles souvent liées à un seul écosystème
Dans de nombreux espaces de réunion, l’équipement est configuré une fois pour toutes autour d’un système de visioconférence donné. Lorsqu’une invitation arrive via une autre plateforme, des difficultés techniques apparaissent. La première étape de rapprochement entre Google Meet et Teams avait concerné les environnements ChromeOS et Windows ; l’ajout d’Android et d’AOSP vise à couvrir les matériels de salle qui reposent sur cette base logicielle.
Les organisations déjà dotées de solutions tierces, comme Pexip, ne sont pas affectées par ce changement : leurs configurations existantes ne sont pas écrasées par la mise à jour.
Conséquences pratiques pour les utilisateurs
Pour les salles équipées de matériel Google Meet sous Android ou AOSP, il devient possible de participer à une réunion Teams sans recourir à un contournement ni à un logiciel intermédiaire. Le trajet s’effectue directement depuis l’appareil.
Du côté de Microsoft Teams Rooms sur base Android, l’ouverture doit être complétée par une autorisation effectuée côté Microsoft, en suivant la documentation d’administration du groupe. Sans cette étape, l’interopérabilité ne s’active pas sur cette extrémité. Les administrateurs doivent donc prévoir cette démarche en parallèle de la mise à jour.
Enfin, la coexistence avec des passerelles tierces reste possible, puisque les paramètres de ces solutions ne sont pas modifiés par le déploiement.
Ce qui est confirmé et ce qui reste ouvert
Les éléments confirmés portent sur le périmètre des appareils concernés — matériel de salle sous Android ou AOSP — et sur le sens de l’interopérabilité, qui fonctionne dans les deux directions entre Google Meet et Teams. L’échéance de fin de préversion est fixée au 7 septembre 2026. La nécessité d’une autorisation via la documentation d’administration Microsoft pour les systèmes Teams Rooms sur Android est également établie.
D’autres aspects ne sont pas précisés : la liste des modèles compatibles, la disponibilité commerciale par pays, les conditions tarifaires éventuelles et le calendrier précis du déploiement après la préversion ne figurent pas dans les informations disponibles.



