← Toutes les publications

Cinq applications courantes remplacées par leurs versions web pour libérer du stockage

Photo d’illustration

Sur un PC, les applications installées accumulent des données qui finissent par peser lourd sur le disque. Un utilisateur a examiné la liste des applications de son ordinateur et constaté que cinq logiciels utilisés quotidiennement occupaient plusieurs gigaoctets, en grande partie à cause des fichiers de cache et des copies hors ligne conservées par chaque programme. Sa réponse a consisté à basculer vers leurs versions web, plus faciles à nettoyer ou à abandonner.

Des applications quotidiennes devenues encombrantes

Adobe Acrobat figurait parmi les plus volumineux, avec plus de 10,2 Go occupés. L’utilisateur attribue cette taille aux anciens fichiers d’installation qu’Acrobat conserve sur le système. Faute d’abonnement payant, il a supprimé l’application et s’appuie désormais sur la fonction Peek de PowerToys pour prévisualiser les documents, sur le lecteur PDF intégré à Edge pour les annoter, et sur des outils web pour l’édition.

WhatsApp était également problématique, avec près de 2,41 Go. L’application enregistre photos, vidéos et documents dans un dossier situé sous AppDataLocalPackages, invisible depuis le dossier Téléchargements habituel, ce qui complique leur suppression. L’utilisateur indique que la version web permet désormais les appels vocaux et vidéo, ce qui rend le transfert plus simple qu’auparavant.

Slack occupait environ 1,16 Go. L’application propose une commande pour vider le cache et redémarrer, mais cette opération doit être répétée régulièrement. La version web ne présente pas de différence notable d’usage pour la messagerie professionnelle.

Spotify atteignait environ 10 Go, sans chansons ni podcasts téléchargés. Le cache accumulé pour accélérer le chargement peut être vidé manuellement dans les paramètres, mais la version web impose une limite de débit de 256 kbit/s pour les abonnés Premium, au prix de la qualité sans perte. L’utilisateur juge ce compromis acceptable et note que la lecture reste contrôlable depuis les paramètres rapides de Windows.

Outlook pesait 5 Go, du fait des copies locales des courriels, pièces jointes et données de calendrier. Avec plusieurs comptes, ce volume peut dépasser la dizaine de gigaoctets. L’interface web reprend l’apparence et les fonctions de l’application, avec la possibilité d’activer les notifications du navigateur.

Le cache, principale cause de gonflement

Dans les cinq cas, le stockage occupé ne correspond pas au programme lui-même mais aux données qu’il accumule : cache de lecture, pièces jointes, médias reçus ou anciens installateurs. Ces fichiers sont parfois difficiles à localiser, comme pour WhatsApp, ou leur nettoyage dépend d’une action manuelle répétée, comme pour Spotify et Slack.

La version web déplace ces données vers le navigateur, où le cache peut être vidé plus rapidement ou supprimé en fermant l’onglet. Le choix ne repose donc pas sur une supériorité fonctionnelle des applications web, mais sur une gestion plus simple de l’espace occupé.

Des compromis variables selon les services

Le passage au navigateur n’est pas neutre pour tous les usages. WhatsApp Web a longtemps été limité par rapport à la version installée, mais les appels vocaux et vidéo y sont désormais disponibles. Spotify pour le web réduit la qualité audio pour les abonnés Premium, avec un débit plafonné à 256 kbit/s, ce qui exclut la lecture sans perte.

Slack et Outlook ne présentent pas de perte de fonction signalée par l’utilisateur. Pour Outlook, l’accès hors ligne aux courriels et au calendrier disparaît, mais il indique recourir rarement à cette possibilité. Les notifications restent accessibles via le navigateur.

Pour les PDF, le remplacement d’Acrobat implique de combiner plusieurs outils : prévisualisation par Peek, annotation dans Edge et édition via des services web. Cette organisation diffère de l’usage d’une application unique, mais l’utilisateur estime que les outils web offrent davantage de fonctions que la version gratuite d’Acrobat.

Ce qui est établi et ce qui reste propre à chaque machine

Les volumes cités — plus de 10,2 Go pour Acrobat, environ 10 Go pour Spotify, 5 Go pour Outlook, près de 2,41 Go pour WhatsApp et 1,16 Go pour Slack — proviennent d’un seul ordinateur et ne constituent pas une mesure générale. La taille du cache dépend de l’ancienneté de l’installation, du nombre de fichiers échangés et des réglages propres à chaque utilisateur. Aucun chiffre ne permet d’extrapoler ces valeurs à d’autres configurations.

Les fonctionnalités des versions web évoluent régulièrement ; leur équivalence avec les applications installées dépend du service et de la date. Pour Spotify, la limitation de débit en web est documentée par l’utilisateur, mais aucune donnée ne précise si d’autres restrictions existent. Le comportement du cache dans le navigateur n’est pas détaillé au-delà de la facilité de suppression.

Illustration de l’article
Illustration de l’article
Illustration de l’article