Aiper présente à l’IFA 2026 deux appareils destinés à compléter son Smart Yard Ecosystem : l’arroseur IrriSense 2 SE et le robot de piscine Scuba V3 Ultra. Cette plateforme rassemble piscine, pelouse et irrigation dans une même application, où météo, état du terrain et données des capteurs doivent permettre aux appareils d’adapter leur fonctionnement sans intervention du propriétaire.
IrriSense 2 SE : un arrosage automatisé par zones
L’IrriSense 2 SE réunit dans un seul appareil de 30 cm et 2,6 kg un programmateur, un arroseur et une électrovanne. Il peut couvrir jusqu’à 445 m2 avec une portée maximale de 12 m. L’application sert à cartographier le terrain et à créer six zones, chacune recevant une quantité d’eau adaptée.
Les cycles d’arrosage évoluent selon la météo et les relevés du capteur d’humidité Aiper. Le fabricant revendique jusqu’à 40 % d’eau économisée face à un système enterré classique. Un panneau solaire optionnel promet neuf heures de fonctionnement sans prise électrique.
Le modèle précédent, l’IrriSense 2, avait servi de démonstrateur. Selon Aiper, 907 utilisateurs auraient économisé 11 746 m3 d’eau en dix semaines, dont 1 175 m3 pour 69 foyers français.
Scuba V3 Ultra : un robot de piscine à vision embarquée
Le Scuba V3 Ultra s’occupe du nettoyage de la piscine. Ses deux caméras détecteraient à deux mètres plus de 20 catégories de salissures pour ajuster le nettoyage et le parcours. Les images seraient traitées localement, sans stockage ni transfert dans le cloud.
Le robot couvre le fond, les parois, la ligne d’eau, la surface et les zones immergées sous au moins 20 cm d’eau. Un compartiment à galets de chlore complète ce programme présenté comme « 6-en-1 ». Sa double pompe atteint un débit annoncé de 32 200 l/h et ses filtres de 180 et 3 microns doivent retenir gros débris et particules fines. L’autonomie atteint quatre heures sur le fond, et un programme peut couvrir sept jours sans intervention.
Une plateforme unifiée pour le jardin connecté
L’intérêt de cette annonce tient à la logique de plateforme : les deux appareils doivent rejoindre une même application, où les données de terrain et de météo servent à déclencher ou à moduler les opérations. Pour l’utilisateur, cela signifie moins de réglages manuels et une coordination entre arrosage et entretien de la piscine, à condition que les capteurs et l’application tiennent leurs promesses.
Conséquences concrètes pour les utilisateurs
Pour l’arrosage, la cartographie en six zones et l’ajustement selon l’humidité visent à éviter les arrosages inutiles et à concentrer l’eau là où le terrain en a besoin. Le panneau solaire optionnel peut réduire la dépendance à une prise extérieure. Pour la piscine, la détection de salissures par caméras et le programme « 6-en-1 » visent à limiter les interventions manuelles, tandis que le traitement local des images répond à une préoccupation de confidentialité.
Ce qui est confirmé et ce qui reste inconnu
Confirmé : la présentation à l’IFA 2026, les caractéristiques techniques annoncées par le fabricant et l’intégration des deux appareils au Smart Yard Ecosystem. Inconnu : les prix, les dates de sortie et les performances réelles, qui ne pourront être établies qu’à l’issue de tests indépendants. Les chiffres d’économie d’eau et de débit restent des revendications du fabricant, non des mesures vérifiées.



