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Project Canis : une PlayStation portable à 540p dopée à l’upscaling par IA

A hand holding a handheld gaming console displaying the Pokémon Legends game screen outdoors.

Une fiche technique attribuée à la future console portable de Sony, désignée sous le nom de code Project Canis, circule depuis peu. Elle décrit une machine dont le rendu interne serait calculé en 540p, avant d’être remonté en 1080p par la technologie d’upscaling du constructeur. Sony a lui-même relancé les discussions sur ce type de produit au cours de l’été, mais aucune annonce officielle n’accompagne ces éléments.

Une architecture AMD sur mesure

La fiche décrit une puce AMD conçue spécifiquement pour la console, gravée en 3 nanomètres. Elle embarquerait six cœurs Zen 6, dont quatre seraient affectés au jeu et deux, moins sollicités, au système. La mémoire annoncée atteint 24 gigaoctets en LPDDR5X. Côté graphique, il est question de 16 unités de calcul basées sur l’architecture RDNA 5, présentée comme la prochaine génération de puces graphiques AMD.

Ces choix visent un objectif identifiable : contenir la consommation tout en fournissant une puissance de calcul graphique élevée pour un format portable. La fiche situe cette enveloppe entre 15 et 25 watts, une plage qui conditionne directement l’autonomie et la dissipation thermique d’un appareil de poche.

Puissance annoncée et rôle de l’IA

En mode portable, la console développerait 4,91 téraflops, l’unité qui mesure grossièrement la puissance de calcul graphique. Une fois posée sur son dock, la station qui la relie au téléviseur, cette valeur grimperait à 6,75 téraflops. Le rendu natif de l’écran resterait toutefois calculé en 540p, avant reconstruction en 1080p par le PSSR 3.0, la technologie d’upscaling maison de Sony comparable dans son principe au DLSS de Nvidia.

La version 3.0 du PSSR ajouterait la génération d’images : des images calculées par l’IA et intercalées entre les images rendues, afin de fluidifier l’animation. Une fois l’upscaling appliqué, la fiche évoque une puissance effective de 10 à 11 téraflops en mobilité, et d’environ 14 téraflops sur dock. Ces valeurs situent la machine loin devant une Xbox Series S et ses 4 téraflops ; une PS5 Pro tourne autour de 16,7 téraflops. Pour un format que l’on glisse dans un sac, viser le niveau d’une PS5 relèverait de l’exploit.

Des ambitions qui restent à confirmer

L’intérêt de ces éléments tient moins à la définition native qu’à la manière dont Sony compte la compenser. Un rendu interne en 540p réduit la charge de calcul, ce qui permet de tenir une fréquence d’images correcte dans un budget énergétique serré ; l’upscaling se charge ensuite de l’affichage. Le procédé suppose que la qualité de reconstruction et la latence induite par la génération d’images restent maîtrisées, faute de quoi le gain de fluidité se paierait en précision visuelle et en réactivité.

Le positionnement face à Microsoft ajoute un enjeu de marché : la firme pousse de son côté ses propres Xbox portables. La segmentation des cœurs entre jeu et système, si elle se confirme, indique aussi une volonté de préserver les ressources de calcul pour le rendu plutôt que pour l’arrière-plan logiciel.

Aucun de ces chiffres n’est confirmé par Sony, qui n’a pas officialisé de nom commercial, de date de sortie ni de prix. La présence d’un dock est décrite dans la fiche mais n’a pas été validée publiquement, et les performances réelles d’un PSSR de troisième génération en mobilité restent inconnues. Il faudra attendre une communication officielle pour distinguer les caractéristiques retenues des estimations avancées.