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Voiture électrique : une étude chiffre l’économie annuelle face à l’essence

Public charging station with eco-friendly design for electric vehicles.

Face à la hausse des prix des carburants, l’électrique gagne du terrain, notamment dans l’occasion. Une étude de Roole Data, publiée en septembre 2026, chiffre l’écart de coût d’usage entre une voiture thermique et une électrique. Selon ses données, le budget mensuel moyen d’une électrique s’établit à 46 euros, contre 137 euros pour une essence, soit un écart de 91 euros chaque mois. Rapporté à l’année, pour un automobiliste parcourant 12 000 kilomètres, l’économie atteint près de 1 100 euros, et plus de 5 500 euros sur cinq ans.

Des chiffres qui creusent l’écart

Roole Data a analysé l’évolution du coût de l’énergie au premier semestre 2026. Pour l’essence, le budget mensuel moyen est passé de 112 euros en janvier à 137 euros en juin, soit une hausse de 22,3 %. Le diesel suit une tendance similaire, avec un coût moyen passant de 98 à 119 euros sur la même période. En parallèle, le coût pour une voiture électrique est resté stable, à 46 euros par mois en juin, contre 45 euros en 2025.

Cette stabilité s’explique par un contexte géopolitique tendu. Les tensions au Moyen-Orient, autour du détroit d’Ormuz, ont fait flamber les prix du pétrole en Europe, impactant directement les carburants. L’électricité, elle, n’a pas connu de variation comparable, ce qui renforce l’attractivité économique des véhicules branchés.

Les hybrides dans la même dynamique

Les motorisations hybrides ne sont pas épargnées par la hausse. Pour les hybrides simples, le budget carburant mensuel moyen s’élevait à 111 euros en juin, en augmentation de 20 euros depuis janvier. Les hybrides rechargeables, eux, voient leur coût grimper de 10 euros, pour atteindre 88 euros par mois. À condition toutefois que le véhicule soit régulièrement rechargé, ce qui n’est pas toujours le cas en usage réel. Ces chiffres rappellent que seule la recharge régulière permet de tirer profit de l’électrification.

Un entretien allégé

Au-delà du carburant, l’électrique se distingue par des frais d’entretien réduits. Avec moins de pièces en mouvement, certaines opérations classiques disparaissent : vidange annuelle, remplacement des bougies, des courroies ou encore vidange de boîte de vitesses. Ces interventions, courantes sur une thermique, représentent un budget non négligeable chaque année.

Le freinage régénératif apporte un double bénéfice. En décélération, il récupère de l’énergie pour recharger la batterie, et il sollicite moins les freins hydrauliques. Les disques et plaquettes s’usent donc moins rapidement, même si leur remplacement reste éventuellement nécessaire. Point de vigilance toutefois : les pneus peuvent s’user plus vite, en raison du couple élevé des moteurs électriques et du poids supérieur des véhicules.

Des prix d’achat qui se rapprochent

Le dernier frein à l’adoption, le prix d’achat, s’estompe. Les constructeurs ont aligné leurs tarifs sur ceux des modèles thermiques comparables. Combiné au bonus-malus, certaines électriques deviennent même moins chères à l’achat que leurs équivalentes essence. Avec un coût d’usage plus stable et un entretien réduit, l’argument économique joue désormais clairement en faveur de l’électrique.

Ce qui est confirmé, ce qui reste à voir

L’étude de Roole Data confirme un écart important en faveur de l’électrique sur les coûts énergétiques, avec une économie annuelle proche de 1 100 euros pour 12 000 km. Elle met aussi en évidence un avantage structurel en matière d’entretien. Restent des inconnues qui ne sont pas couvertes par ces données : l’évolution des prix de l’électricité à moyen terme, les écarts réels selon les bornes de recharge utilisées, ou encore la valeur de revente des véhicules électriques d’occasion. Ces éléments pourraient influencer le bilan financier global sur la durée de possession.