Astell & Kern complète son offre avec le HC5, un DAC et amplificateur pour casque portable vendu au prix de 399 £. Le fabricant, connu pour ses lecteurs audio numériques haut de gamme, transpose ici une partie de son savoir-faire dans un boîtier nettement plus compact et abordable. L’appareil se destine à améliorer le son d’un smartphone, d’un ordinateur portable ou d’un lecteur audio numérique lorsqu’il est associé à un casque filaire de qualité.
Annonce et détails techniques
Le HC5 repose sur une architecture de conversion en deux étages. Il intègre le processeur numérique AK4191EQ et le convertisseur numérique-analogique AK4499EX, une combinaison signée AKM que le fabricant présente comme n’ayant jamais été intégrée dans un produit aussi petit et abordable. Selon AKM, cette séparation du décodage en deux étapes permet de préserver une meilleure intégrité du signal entre l’entrée numérique et la sortie analogique.
La compatibilité s’étend jusqu’au 32 bit/768 kHz et au DSD512. Le HC5 embarque également la technologie propriétaire DAR (digital audio remaster) d’Astell & Kern, un suréchantillonnage activable qui augmente le taux d’échantillonnage, aussi bien pour les fichiers PCM que DSD. Six filtres numériques sélectionnables par l’utilisateur sont proposés, notamment des filtres à faible dispersion, à coupure raide ou à coupure douce, afin d’ajuster finement le rendu sonore. Aucun réglage d’égalisation n’est en revanche disponible.
Le HC5 reprend une variante de la technologie « high driving mode » employée sur les lecteurs les plus chers de la marque. Des amplificateurs opérationnels disposés horizontalement contribuent à réduire l’encombrement tout en permettant une puissance de pilotage inhabituelle pour ce format. L’appareil est toutefois alimenté par le dispositif source, ce qui limite la puissance d’amplification réellement disponible. Le volume se règle sur 150 pas, un nombre que l’auteur juge excessif dans la mesure où les vingt premiers crans restent pratiquement inaudibles.
Contexte et enjeux
Le HC5 se distingue des DAC portables conçus pour rester sur un bureau. Avec 46 g et des dimensions de 64 x 32 x 16 mm, il peut être transporté dans une poche sans exiger de sac. Sa construction en aluminium affiche une finition soignée, avec des flancs concaves qui facilitent la préhension. Un unique coloris, qualifié de satin silver par Astell & Kern, est proposé ; il correspond à la teinte naturelle de l’aluminium.
La face supérieure accueille une molette crantée, tandis qu’un bouton unique regroupe toutes les commandes hormis le volume. L’auteur note que ni la molette ni le bouton ne donnent une sensation de grande solidité à l’usage. Un écran occupe une part importante de la face avant : il est lumineux, net et reste lisible malgré la quantité d’informations affichées.
La connectique comprend une entrée USB-C, une sortie casque asymétrique de 3,5 mm et une sortie symétrique de 4,4 mm. Deux câbles sont fournis dans l’emballage : USB-C vers USB-C et USB-C vers Lightning, ce qui permet d’utiliser l’appareil avec d’anciens iPhone. Les casques dont le connecteur diffère nécessitent un adaptateur.
Conséquences concrètes pour les utilisateurs
L’apport du HC5 se mesure surtout face à la sortie casque d’un ordinateur ou d’un smartphone. L’auteur a comparé l’écoute d’un fichier FLAC 24 bit/192 kHz via la sortie 3,5 mm d’un MacBook Pro et via le HC5 branché en USB-C : la différence est décrite comme très marquée. La scène sonore gagne en ampleur et en netteté, les espacements entre les éléments sont mieux définis et la dynamique progresse, autant sur les variations de volume que sur les nuances harmoniques.
Le médium bénéficie particulièrement de ce gain de détail : le HC5 retranscrit le timbre, la texture et le caractère des voix avec aisance, avec une légère mise en avant pour l’intelligibilité. La réponse en fréquence est globalement équilibrée et neutre, sans coloration ajoutée dans l’aigu. Le bas du spectre est rapide et bien tenu, avec une attention portée à l’attaque et à la décroissance des sons, ce qui donne un rythme cohérent.
Les basses manquent toutefois de corps et de poids : l’auteur évoque une restitution plus agile que charpentée, avec du punch et de l’élan, mais sans l’impact massif que certains auditeurs attendent. L’appareil conserve en revanche une énergie et une cohésion d’ensemble qui, selon l’auteur, le situent nettement au-dessus d’un DAC USB à moins de 100 £, et par extension au-dessus du son direct d’un ordinateur ou d’un smartphone.
Le HC5 s’adresse donc logiquement à ceux qui cherchent une amélioration sonore réelle et qui ont investi dans un casque filaire de qualité. Ceux qui privilégient un bas du spectre généreux en volume et en matière pourraient en revanche être déçus.
Ce qui est confirmé et ce qui reste inconnu
Le prix de 399 £, les puces AK4191EQ et AK4499EX, la compatibilité 32 bit/768 kHz et DSD512, le DAR, les six filtres, les sorties 3,5 mm et 4,4 mm, le poids de 46 g, les dimensions et les câbles fournis sont documentés. Les observations d’écoute proviennent d’une utilisation avec un iPhone 15 Pro, un lecteur FiiO M15S et un MacBook Pro, associés à des écouteurs Sennheiser IE900 et un casque Austrian Audio The Arranger.
En revanche, la date de disponibilité, la distribution en France, le prix en euros et la puissance de sortie chiffrée ne sont pas précisés. Les éventuelles différences de rendu selon les casques associés, ainsi que le comportement de l’appareil avec d’autres sources, ne sont pas documentés.



