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BYD relève son objectif d’exportations à 2 millions de véhicules pour 2026

Aerial view of a bustling car shipping terminal in Istanbul, Türkiye, showcasing a busy port with vehicles ready for export.

Le constructeur chinois BYD a revu à la hausse son objectif d’exportations pour 2026, le portant à deux millions de véhicules. Cette décision intervient alors que le marché automobile chinois traverse une période difficile : les ventes aux particuliers ont reculé de 24 % en août 2026, avec 1,54 million d’unités écoulées, selon les chiffres publiés le 8 septembre par l’Association chinoise des voitures particulières. Ce contexte pousse les marques locales à se tourner vers les marchés étrangers pour maintenir leur activité.

Un objectif revu à la hausse pour la deuxième fois

L’objectif initial de BYD, fixé à 1,3 million d’unités en janvier 2026, avait déjà été relevé à 1,5 million en mars. La nouvelle cible de deux millions marque donc la deuxième révision à la hausse de l’année. Cette progression traduit l’importance croissante des ventes à l’étranger pour le constructeur basé à Shenzhen, qui est devenu en août 2026 le plus grand exportateur chinois d’automobiles électriques et hybrides.

Sur les six premiers mois de 2026, BYD a écoulé 792 256 véhicules à l’étranger. Le mois d’août a enregistré un record avec 190 000 unités exportées. L’entreprise gagne désormais plus d’argent en dehors de son marché national, une inversion notable pour un constructeur historiquement porté par la demande chinoise.

Un marché intérieur sous pression

La crise que traverse le marché chinois ne touche pas uniquement BYD. Les ventes aux particuliers ont chuté de 24 % en août 2026 sur un an, et la guerre des prix entre constructeurs pèse sur les marges. La rentabilité moyenne du secteur industriel chinois s’établit à 3,6 % sur les sept premiers mois de 2026, contre une moyenne de 6,5 % pour l’ensemble de l’industrie nationale. Environ 130 marques locales se disputent un marché en contraction, amplifiant la pression concurrentielle.

Tesla n’échappe pas à cette tendance. La firme a livré 86 000 véhicules depuis son usine de Shanghai, dont 36 000 destinés à l’exportation, soit 41 % de sa production chinoise. Ce chiffre illustre la nécessité, pour les constructeurs présents en Chine, de s’appuyer sur les marchés extérieurs pour écouler leur production.

L’Europe au cœur de la stratégie d’exportation

Les exportations chinoises de véhicules ont bondi de 78 % en août 2026, atteignant 888 000 unités. Elles représentent désormais 38 % du total des ventes des constructeurs chinois, contre un cinquième en août 2025. Cette bascule vers l’exportation redessine les équilibres du secteur.

L’Europe constitue une cible prioritaire pour BYD, malgré les droits de douane imposés aux véhicules importés de Chine. Pour contourner ces taxes, le constructeur prévoit de produire directement sur le continent européen, une stratégie déjà adoptée par plusieurs autres marques chinoises. Cette implantation locale vise à maintenir la compétitivité-prix des modèles proposés aux acheteurs européens.

Conséquences pour les acheteurs européens

Pour le consommateur européen, cette réorientation a un effet concret : les modèles électriques chinois, souvent proposés à des tarifs inférieurs à ceux des constructeurs établis, vont continuer d’arriver sur le marché. La production locale en Europe pourrait atténuer l’impact des droits de douane sur les prix de vente, sans toutefois garantir une parité tarifaire avec les modèles fabriqués en Chine. L’offre de véhicules électriques devrait donc s’élargir, avec une pression accrue sur les constructeurs européens historiques.

Ce qui est confirmé et ce qui reste incertain

Les chiffres de ventes en Chine, les volumes d’exportation de BYD, la révision de l’objectif à deux millions d’unités et la stratégie de production locale en Europe sont documentés. En revanche, le calendrier précis des implantations industrielles européennes, les montants d’investissement associés et l’impact exact des droits de douane sur les prix de détail ne sont pas précisés. La capacité de BYD à atteindre son objectif de deux millions d’exportations dépendra de l’évolution de la demande européenne et des conditions d’accès au marché.