Renault a annoncé le transfert en Europe de la production de la Dacia Spring, décision qui vise à rendre le modèle éligible aux subventions françaises. La citadine électrique est désormais assemblée à Novo Mesto, en Slovénie, dans l’usine qui produit déjà la Twingo E-Tech. Le prix de départ est fixé à 17 900 €, un montant qui peut descendre à 12 200 € une fois le bonus écologique français déduit.
Détails techniques et version redessinée
Cette nouvelle mouture de la Spring ne se contente pas de changer d’usine. Le design a été retravaillé, avec une caisse surélevée et des lignes plus affirmées. Le véhicule gagne 15 centimètres en longueur et 18 centimètres en largeur, ce qui se traduit par un habitacle plus généreux. Le volume de coffre passe de 308 à 337 litres, et atteint 1 284 litres une fois la banquette rabattue, un bon résultat pour un modèle de ce segment.
Côté technique, la Spring repose sur une batterie LFP de 27,5 kWh. L’autonomie annoncée est de 250 kilomètres en cycle WLTP, ce qui la destine avant tout à un usage urbain ou périurbain. La recharge rapide en courant continu de 50 kW est proposée en option à 500 €, permettant de passer de 15 à 80 % de batterie en environ 28 minutes. Une recharge complète sur une prise standard de 6,6 kW demande neuf heures. À bord, on trouve un combiné numérique de 7 pouces et un écran tactile central de 10,1 pouces, accompagnés de commandes physiques pour les réglages principaux.
Contexte et stratégie de Renault
Ce transfert de production répond à une logique précise : les aides à l’achat de véhicules électriques en France sont conditionnées à une fabrication sur le sol européen. En produisant la Spring en Slovénie, Renault s’assure qu’elle reste éligible à ces subventions et conserve un prix compétitif sur un marché où l’offre d’entrée de gamme s’étoffe rapidement. La Spring s’impose ainsi comme l’une des voitures électriques les moins chères d’Europe une fois les incitations appliquées.
Le modèle a déjà connu un certain succès commercial, avec plus de 210 000 unités vendues dans le monde depuis son lancement en 2021. Cette nouvelle version doit permettre à Renault de progresser vers son objectif de 2030, qui prévoit une gamme entièrement électrifiée en Europe, composée pour moitié de véhicules électriques et pour moitié d’hybrides. Le constructeur s’inscrit également dans la trajectoire fixée par l’Union européenne, qui impose une réduction de 90 % des émissions du parc automobile d’ici 2035 par rapport à 2021.
Conséquences pour les acheteurs et perspectives
Pour les utilisateurs, ce changement d’usine ne modifie pas l’usage quotidien du véhicule, mais il renforce son accessibilité financière. Les données de Renault indiquent que les propriétaires de Spring parcourent en moyenne 34 kilomètres par jour et que 75 % d’entre eux rechargent à domicile. Des équipements comme la caméra de recul, l’accès sans clé ou la compatibilité Apple CarPlay et Android Auto sont disponibles, mais facturés en option à environ 1 500 €.
Le bonus écologique dépend du revenu du foyer et des règles propres à chaque pays, ce qui rend le prix final variable selon les situations. Il est confirmé que la production slovène garantit l’éligibilité aux aides françaises, mais les détails des conditions d’attribution pour d’autres marchés restent à préciser. Les performances exactes de cette version redessinée en conditions réelles, ainsi que l’évolution des ventes après ce repositionnement, ne sont pas encore connues.
