Longtemps cantonné à Chrome sur Android, par habitude et parce qu’il est préinstallé, un utilisateur a redécouvert Firefox mobile récemment. La raison : la prise en charge des extensions, une fonctionnalité qui modifie en profondeur la manière de naviguer sur un téléphone. Ce retour d’expérience met en lumière un avantage décisif du navigateur de Mozilla.
Des extensions pour personnaliser la navigation
Contrairement à Chrome, Firefox pour Android permet d’installer des extensions. Le catalogue, qui comptait plus de 450 extensions à son lancement fin 2023, dépassait le millier en mai de l’année suivante. Cette diversité change la donne : le navigateur ne se contente plus d’afficher les pages, il devient un outil que l’on peut modeler.
L’extension uBlock Origin, bien connue des utilisateurs de bureau, s’est révélée indispensable sur mobile. Elle bloque les éléments parasites : bannières, pop-ups, vidéos en lecture automatique, et recentre l’article au milieu de l’écran. L’effet est net sur les sites d’actualité technique, où le contenu est souvent noyé sous la publicité.
SponsorBlock agit différemment : elle ne modifie pas l’apparence mais le déroulement de la lecture vidéo, notamment sur YouTube. Elle saute automatiquement les segments sponsorisés et autres passages marqués par les utilisateurs. Au début, la coupure peut surprendre, mais elle devient vite la norme.
Enfin, SingleFile permet d’enregistrer une page complète, y compris les images et le style, dans un seul fichier HTML. Pratique en cas de connexion faible : il n’est plus nécessaire de dépendre du cache du navigateur.
Un gain accru sur petit écran
Ces extensions ont un impact plus fort sur mobile que sur ordinateur. Sur un écran réduit, les publicités et autres éléments perturbateurs prennent une place disproportionnée. Les supprimer change radicalement la lisibilité et le confort de lecture. Cette différence explique pourquoi ces outils sont devenus centraux dans l’usage quotidien du téléphone.
Il est toutefois recommandé de limiter le nombre d’extensions installées, car elles peuvent accéder aux données de navigation. L’utilisateur privilégie la sélection à l’accumulation.
Chrome reste simple mais limité
Chrome conserve des atouts : préinstallé, synchronisé avec le compte Google, il est le choix par défaut pour beaucoup. Cependant, ses extensions ne fonctionnent que sur ordinateur, ce qui rend Firefox plus attractif pour ceux qui veulent un contrôle accru sur mobile.
Une alternative, Kiwi Browser, offrait des extensions Chrome sur Android, mais son développement s’est arrêté en janvier 2025. Cet arrêt montre qu’il existe peu de navigateurs grand public proposant cette fonctionnalité.
Ce retour d’expérience conclut que le choix de Firefox ne relève pas d’un rejet de Chrome, mais d’une volonté de façonner le navigateur selon ses besoins, dans un contexte où les sites sont de plus en plus orientés vers la publicité.
Ce qui est confirmé et ce qui reste en suspens
Ce qui est établi : Firefox pour Android supporte les extensions et en propose plus de 1 000 depuis mai 2024. Certaines, comme uBlock Origin, SponsorBlock et SingleFile, fonctionnent efficacement et améliorent l’expérience de navigation.
Ce qui reste incertain : toutes les extensions de bureau ne sont pas disponibles sur mobile, et leur développement futur dépend de Mozilla et des développeurs. Aucune information n’est donnée sur une éventuelle évolution de Chrome pour combler ce retard.
