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La plus grande carte 2D de l’Univers accessible au public

Photo d’illustration

Le 8 septembre 2026, l’équipe du Dark Energy Spectroscopic Instrument (DESI) a dévoilé une nouvelle ressource astronomique majeure : une carte bidimensionnelle de l’Univers couvrant environ 75 % du ciel, soit 5,6 billions de pixels. Cette carte interactive, librement accessible au public via le portail Legacy Imaging Viewer, permet à chacun d’explorer trois quarts de la voûte céleste.

Un relevé sans précédent

Réalisée à partir de données collectées par deux télescopes du NSF NOIRLab – le télescope Mayall de 4 mètres à Kitt Peak et le télescope Blanco, équipé de la caméra DECam – cette carte combine des images visibles et proche infrarouge. Elle offre une netteté exceptionnelle sur une vaste région du ciel, révélant des structures fines comme les bras spiraux de la galaxie NGC 5055 (galaxie du Tournesol) ou encore des galaxies naines jusqu’alors méconnues.

Plus de 160 scientifiques ont travaillé pendant plus d’une décennie pour traiter des centaines de milliers de poses individuelles. David Schlegel, chercheur au Lawrence Berkeley National Laboratory et co-responsable des Legacy Surveys, souligne que cet outil est devenu une référence en astronomie : les chercheurs consultent désormais régulièrement le Legacy Imaging Viewer pour identifier les objets qu’ils observent.

Une ouverture au public

L’interface, accessible depuis un navigateur, permet de zoomer, de se déplacer et d’interroger des coordonnées célestes précises. Arjun Dey, astronome au NSF NOIRLab et co-responsable des Legacy Surveys, explique que ces données sont essentielles pour étudier l’expansion de l’Univers et la formation de notre galaxie. Il ajoute que le ciel appartient à tous et que cette carte offre à chacun l’opportunité d’admirer ses merveilles.

Cette démarche transforme des données auparavant réservées aux laboratoires en un outil accessible aux scientifiques amateurs et au grand public, favorisant ainsi la recherche participative.

Limites et perspectives

Malgré sa couverture étendue, la carte présente des zones d’ombre naturelles, notamment la « Zone d’évitement » le long du plan galactique de la Voie lactée, où la poussière cosmique et les débris stellaires bloquent les capteurs standards. Les images prises au-dessus et en dessous de ce plan comptent parmi les plus nettes jamais obtenues en imagerie grand champ.

Les équipes prévoient déjà de nouvelles campagnes avec des télescopes infrarouges et des techniques avancées pour percer ces régions obscures. Dans les années à venir, de nouveaux instruments devraient combler les lacunes restantes, rapprochant les astronomes d’une vue complète de l’Univers.

Ce qui est confirmé et ce qui reste inconnu

Cette publication confirme la faisabilité de relevés à grande échelle et leur accessibilité au public. Les zones cachées par la poussière galactique demeurent toutefois inexplorées en lumière visible. Les futures missions infrarouges, dont les détails restent à préciser, devraient permettre de les cartographier.