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Mousehop : un KVM logiciel open source pour partager clavier et souris entre Mac, Windows et Linux

Photo d’illustration

Mousehop est un logiciel open source récemment présenté qui permet de contrôler plusieurs ordinateurs de bureau avec un seul clavier et une seule souris. Développé en Rust, il s’agit d’un fork du projet lan-mouse et se positionne comme une alternative aux solutions existantes telles que Synergy, Share Mouse ou Input Leap. L’outil prend en charge macOS, Windows et plusieurs environnements Linux modernes, et répond à un besoin courant pour ceux qui travaillent avec plusieurs machines simultanément.

Annonce et détails techniques

La nouveauté principale de Mousehop réside dans son interface graphique complète basée sur GTK, qui permet de gérer la configuration du logiciel de manière conviviale. Sous le capot, tout le trafic réseau est chiffré via le protocole DTLS, garantissant une certaine sécurité des données échangées entre les machines. Cette approche se distingue d’options propriétaires comme Universal Control d’Apple, qui exclut les autres systèmes d’exploitation, ou les solutions matérielles de Logitech basées sur Easy Switch.

La compatibilité de Mousehop couvre macOS, Windows, ainsi que les environnements Linux récents fonctionnant sous Wayland, notamment GNOME à partir de la version 45, KDE Plasma à partir de la version 6.1, et les compositeurs wlroots courants comme Sway ou Hyprland. En revanche, sous X11, la capture des entrées n’est pas encore fonctionnelle ; un ordinateur utilisant X11 ne peut actuellement être configuré que comme récepteur, et non comme émetteur.

Contexte et enjeux

Le partage de clavier et de souris entre plusieurs ordinateurs est une problématique récurrente pour les professionnels de la tech, les développeurs ou les utilisateurs multitâches. Les solutions existantes sont soit propriétaires et limitées à un écosystème, soit matérielles, ce qui implique un coût supplémentaire. Mousehop s’inscrit dans une lignée de logiciels KVM (clavier, vidéo, souris) open source qui visent à offrir une alternative flexible et interopérable.

Le projet se base sur lan-mouse, une base de code existante, et améliore l’expérience utilisateur avec son interface. Le choix du chiffrement DTLS répond à une préoccupation de sécurité, un aspect crucial lorsque des données transitent entre machines. De plus, la prise en charge de Wayland montre une volonté de s’adapter aux évolutions récentes de Linux, où Wayland remplace progressivement X11.

Conséquences concrètes pour les utilisateurs

Pour l’utilisateur, Mousehop apporte plusieurs fonctionnalités pratiques. La découverte automatique des ordinateurs sur le réseau via mDNS simplifie la configuration initiale : les machines se détectent sans intervention manuelle. Si un ordinateur portable est connecté à la fois en Wi-Fi et par câble Ethernet, le logiciel peut choisir automatiquement le chemin avec la latence la plus faible, ou se fixer sur une adresse IP spécifique pour plus de stabilité.

La gestion du passage du curseur entre les écrans est également pensée : pour éviter tout changement involontaire, il est possible d’exiger une touche supplémentaire comme Contrôle ou Commande. Pour les utilisateurs de Mac, une option permet de transmettre la touche Commande comme touche de contrôle sur les machines Windows ou Linux, ce qui facilite les raccourcis habituels.

La synchronisation du presse-papiers est incluse, mais limitée au texte et à une taille maximale de 4 kilo-octets, par souci de sécurité. De plus, chaque côté doit explicitement autoriser cette synchronisation. Une liste d’exclusion permet d’ignorer les applications sensibles. Sous macOS, le logiciel identifie automatiquement les presse-papiers protégés, comme ceux provenant de gestionnaires de mots de passe tels que 1Password ou KeePassXC, et bloque leur transfert. Cette approche prudente répond à une préoccupation légitime de confidentialité dans un contexte où les informations copiées sont souvent sensibles.

Ce qui est confirmé et ce qui reste inconnu

Mousehop est donc une solution open source prometteuse pour le partage de périphériques entre systèmes d’exploitation différents. Les fonctionnalités annoncées par les développeurs incluent l’interface GTK, le chiffrement DTLS, la découverte mDNS, la gestion de latence, la synchronisation du presse-papiers et la prise en charge de Wayland sous Linux. Toutefois, la date de sortie, la disponibilité et la maturité du projet ne sont pas précisées. La limitation de la capture des entrées sous X11 reste un point à surveiller pour ceux qui utilisent encore ce serveur d’affichage. En l’absence de tests indépendants, il est difficile de juger de sa stabilité ou de ses performances réelles dans un environnement de production. Les informations disponibles se basent sur les déclarations des développeurs et pourraient évoluer au fil du développement du logiciel.