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Raycast 2.3 : un modèle de crédits pour l’IA, des tâches autonomes et la connexion de ses propres abonnements

Photo d’illustration

Le développement de Raycast se poursuit avec la version 2.3 pour macOS, désormais téléchargeable. Cette mise à jour touche deux domaines distincts : les capacités de l’assistant intégré et la façon dont son usage est facturé. Le launcher reste par ailleurs enrichi de corrections et d’ajustements, notamment sur l’historique du presse-papiers et la recherche de fichiers.

Ce que change la version 2.3

Jusqu’ici, Raycast AI fonctionnait avec des limites d’interrogations fixes. La version 2.3 remplace ce principe par un système fondé sur la consommation, exprimé en crédits mensuels. Ce basculement accompagne l’élargissement des compétences de l’assistant, qui peut désormais mener des enchaînements plus longs sans intervention manuelle.

Concrètement, le système construit ses propres plans d’action, mobilise les extensions déjà installées, exécute du code, vérifie les résultats obtenus et relance de nouvelles tentatives en cas d’échec. Cette autonomie de traitement explique en partie le passage à une unité de mesure de la consommation, plus adaptée à des opérations dont le coût varie selon leur complexité.

Deux nouveautés structurent l’organisation du travail. Les « Projects » offrent des espaces contextuels dédiés à des sujets qui se prolongent dans le temps, afin de regrouper les éléments liés à un même chantier. Les « Automations » permettent de programmer l’exécution d’enchaînements récurrents selon un calendrier, sans avoir à les déclencher à la main.

Trois formules et une passerelle vers ses propres abonnements

Le plan Pro conserve son tarif de 10 dollars par mois et inclut désormais 500 crédits. L’ancienne option Advanced AI devient « Pro+ » : elle est facturée 20 dollars par mois et donne droit à 3 000 crédits. Un troisième niveau, « Max », apparaît à 50 dollars par mois avec 7 500 crédits mensuels, à destination des utilisateurs dont la consommation dépasse le cadre des deux premières formules.

Autre évolution notable : les personnes qui disposent déjà d’un abonnement ChatGPT ou Claude peuvent le relier à Raycast pour faire passer leurs requêtes par leur propre compte. Cette passerelle permet de continuer à utiliser ces services dans l’interface du launcher sans multiplier les abonnements.

La version 2.3 apporte aussi des correctifs et des optimisations pour l’historique du presse-papiers ainsi que pour la recherche de fichiers. L’ensemble est disponible immédiatement pour macOS.

Conséquences pour les utilisateurs

Le changement de logique tarifaire demande une certaine attention. Là où un plafond d’interrogations se lisait d’un coup d’œil, la consommation en crédits dépend de la nature des tâches confiées à l’assistant : un enchaînement autonome qui planifie, exécute du code et corrige ses erreurs ne sollicite pas les mêmes ressources qu’une simple question. Les utilisateurs réguliers ont donc intérêt à suivre l’évolution de leur solde pour évaluer la formule qui correspond à leur pratique.

La connexion d’un abonnement ChatGPT ou Claude existant change également l’arbitrage. Pour ceux qui paient déjà l’un de ces services, elle ouvre la voie à un usage dans Raycast sans souscrire un abonnement supplémentaire aux niveaux Pro+, Max ou même Pro. Le choix entre crédits intégrés et compte personnel dépend alors de la fréquence d’utilisation et du type de traitement souhaité.

Les fonctions de planification et d’organisation s’adressent surtout à des usages installés dans la durée. Les Projects conviennent aux travaux suivis sur plusieurs sessions ; les Automations à des opérations répétitives qui gagnent à se déclencher selon un horaire défini plutôt qu’à la demande.

Ce qui est confirmé et ce qui reste ouvert

Les informations disponibles portent sur les tarifs mensuels des trois formules, leurs volumes de crédits, la possibilité de relier un abonnement ChatGPT ou Claude, ainsi que sur l’arrivée des Projects et des Automations. La version 2.3 et son volet correctifs sont décrits comme immédiatement téléchargeables pour macOS.

En revanche, plusieurs points ne sont pas précisés : la valeur exacte d’un crédit selon le type de requête, l’éventuelle reprise des limites existantes pour les utilisateurs actuels, ou les modalités de transition entre l’ancien système d’interrogations et le nouveau. La question d’une déclinaison pour Windows, évoquée de manière incertaine, n’est pas tranchée. Ces éléments devront être confirmés par le développeur avant d’en tirer des conclusions d’usage.