La GeForce RTX 4060 figure parmi les sorties les plus clivantes de Nvidia. Sur le papier, la carte tient son rang, mais elle apparaît comme un recul objectif face à l’ancienne RTX 3060, notamment du côté de la mémoire vidéo. Après un an et demi passés avec ce GPU comme carte principale pour le jeu et la productivité, le constat est plus nuancé que ne le laissait penser la réputation de la carte : ses performances brutes en jeu se révèlent surprenantes.
Un banc d’essai milieu de gamme et des jeux variés
La configuration d’essai associe un processeur AMD Ryzen 5 5600X, un modèle AM4 correct, à 16 Go de mémoire DDR4. Le processeur reste dans sa configuration d’origine, accompagné d’un seul SSD NVMe en PCIe Gen3. Cet ensemble se situe à mi-chemin entre une Xbox Series S et une Xbox Series X ou une PS5. Ce n’est pas une machine pensée pour le jeu en 4K, mais elle visait le 1080p natif et le 1440p avec mise à l’échelle.
Les jeux retenus couvrent des titres régulièrement relancés et quelques sorties récentes, testés majoritairement en 1080p comme en 1440p. La liste comprend Monster Hunter Wilds, Elden Ring Nightreign, Assassin’s Creed Black Flag Resynced, Forza Horizon 6, Crimson Desert et Final Fantasy 7 Rebirth. La plupart des mesures ont été réalisées en 1080p, résolution la plus adaptée à cette carte, avec DLSS réglé sur le préréglage Qualité.
Des performances inégales, mais jouables
Les 8 Go de VRAM constituent la principale limite, surtout en 1440p. La carte a néanmoins tenu bon dans la plupart des titres testés, avec des images par seconde explorables après quelques ajustements. Monster Hunter Wilds a particulièrement surpris : avec des réglages revus, la moyenne frôlait les 60 FPS, les 1 % les plus faibles descendant dans la quarantaine haute. Final Fantasy 7 Rebirth, avec des textures en moyen et un verrouillage interne, tenait les 60 FPS. Elden Ring Nightreign et Assassin’s Creed Black Flag Resynced se sont montrés plus exigeants, ce dernier tombant à 31 FPS en comptant les saccades.
Seul Alan Wake 2 a réellement posé problème. Le moteur Northlight de Remedy Entertainment se montre gourmand en VRAM, ce qui était prévisible. En 1080p toutefois, la carte s’en sort bien, avec des 1 % les plus faibles dans la plage couverte par le VRR. Associée à un écran G-Sync, elle permet même d’activer le ray tracing dans des titres comme Silent Hill 2, au prix d’une baisse de performances qui reste tolérable.
Une efficacité énergétique marquante
Le point le plus notable ne concerne pas les performances, mais la consommation. La RTX 4060 affiche une enveloppe thermique de 120 watts, pour une moyenne mesurée de 111,1 watts sur les jeux testés. À titre de comparaison, une RTX 2080 Ti pouvait consommer jusqu’à 280 watts dans des conditions similaires, et la RTX 3060 (12 Go) affiche une TDP de 170 watts. Cette sobriété rend la carte pertinente pour un petit boîtier ou une configuration ancienne nécessitant une simple mise à jour graphique. Le GPU a d’ailleurs fonctionné sans incident sur une alimentation Corsair de 450 watts.
Ce qui est confirmé et ce qui reste en suspens
Le constat est clair : les 8 Go de VRAM limitent la carte, mais ne pénalisent pas autant qu’annoncé à condition de soigner les réglages et de viser le 1080p. La carte gère le 1440p uniquement avec une mise à l’échelle poussée, ce qui revient à rendre l’image en dessous de 720p. La prise en charge du DLSS Frame Generation reste un atout. L’intérêt d’un achat dépend toutefois du prix : au tarif conseillé ou en occasion, la carte conserve du sens, mais rien dans les observations ne permet de confirmer la disponibilité des tarifs ni l’évolution de ce positionnement.



