Lancé en 1995 par France Télécom, le Tatoo, bipeur à réception seule, n’a jamais complètement disparu. Environ 2 000 abonnés l’utilisent encore. En février 2026, le groupe Assmann a racheté e*Message, propriétaire de la marque, et annonce le lancement d’un Tatoo 2.0 pour 2026, désormais assisté par une intelligence artificielle.
Une technologie inchangée, une assistance modernisée
Le principe du Tatoo reste identique : il s’agit d’un petit boîtier qui affiche des messages, mais ne permet pas de répondre. La communication est unidirectionnelle. La nouveauté réside dans le traitement des messages. Autrefois, des standardistes retranscrivaient des messages vocaux en texte. En 2026, cette tâche est confiée à un serveur vocal et à une IA, qui transforment la parole en message écrit envoyé au bipeur.
Une offre commerciale et un réseau maintenu
Le service est proposé selon deux formules : un abonnement à 10 euros hors taxes par mois (environ 12 euros TTC), ou une option sans abonnement où chaque message envoyé coûte 1,50 euro, payé par l’expéditeur. Le récepteur est vendu environ 75 euros, mais il est possible de réutiliser un ancien Tatoo conservé au fond d’un tiroir. Le réseau de radiomessagerie est autorisé par l’Arcep jusqu’au 31 décembre 2030, tandis que les opérateurs français couperont la 2G en décembre 2026, ce qui ne semble pas affecter ce service.
Pour le groupe Assmann, spécialisé dans la reprise de fonds de commerce techniques en difficulté, cette relance est avant tout une opération commerciale. Son patron, Philippe Dubus, voit dans les particuliers et les indépendants un « relais de croissance », espérant atteindre 20 000 abonnés d’ici fin 2027. Le service, jusqu’ici réservé aux secteurs public et parapublic, s’ouvre donc à un nouveau public.
Un objet pour déconnecter, mais une niche assumée
Pour ceux qui souhaitent échapper aux écrans et aux notifications constantes, le Tatoo 2.0 offre une alternative : pas d’application, pas de fil d’actualité, juste des messages essentiels. Cependant, son prix et son fonctionnement à sens unique le destinent à une clientèle restreinte, plus attirée par le néo-rétro que par un usage quotidien.
En résumé, le Tatoo 2.0 reprend un service existant et le rhabille pour une époque où la déconnexion devient une tendance. Les anciens boîtiers restent compatibles, et les nouvelles fonctionnalités se limitent à l’IA de transcription. Le réseau est pérennisé jusqu’en 2030.
