Quatre ans après avoir quitté Midgar, le voyage de Cloud et ses compagnons reprend avec une ambition démesurée. Final Fantasy VII Rebirth est la réponse de Square Enix à tous ceux qui doutaient de la possibilité de recréer l’immensité de Gaia avec les standards technologiques actuels. C’est un voyage nostalgique, certes, mais surtout une révolution du genre Action-RPG. Voici notre dossier fleuve de plus de 15 000 mots sur le jeu de l’année.
Fiche Technique : L’Épopée PS5
I. Un Monde Ouvert d’une Richesse Inouïe
Dès les premières enjambées dans la Prairie (Grasslands), la claque est là. FF7 Rebirth abandonne la structure découpée en couloirs du premier volet pour proposer de vastes régions ouvertes, interconnectées et pleines de vie. Chaque zone (Prairie, Junon, Corel, Gongaga, Cosmo Canyon, Nibel) possède sa propre identité visuelle, sa faune, sa flore et ses thèmes musicaux uniques.
L’exploration est récompensée par le système de « World Intel » confié par Chadley. Bien que la structure rappelle certains jeux en monde ouvert classiques (tours à activer, cristaux à scanner), la variété des situations et la qualité des rencontres évitent la lassitude. On chevauche des Chocobos aux capacités variées (grimper aux murs, planer, nager) pour dénicher les moindres secrets d’une carte immense.
LA LIBERTÉ RETROUVÉE
Le passage au monde ouvert n’est pas qu’un gadget. Il permet de ressentir l’échelle du voyage entamé dans le jeu original de 1997, sublimé par la puissance de la PS5.
II. Un Système de Combat à son Apogée
Le système hybride Action-Tactique de FF7 Remake était déjà excellent, Rebirth le porte à la perfection. La grande nouveauté réside dans les Compétences et Actions de Synergie. Ces duos permettent à deux personnages de déclencher des attaques coordonnées sans consommer de barre ATB pour les compétences simples, ou des attaques dévastatrices (Synergy Abilities) après avoir accumulé des points de synergie.
Cela encourage à changer constamment de leader et à tester toutes les compositions d’équipe. Chaque personnage a été peaufiné : Red XIII apporte un gameplay de contre-attaque nerveux, tandis que Cait Sith mise sur l’aléatoire et le contrôle de son mog mécanique. La gestion des Matérias reste le cœur de la personnalisation, permettant des combinaisons de sorts et de passifs d’une profondeur infinie.
Focus : Synergie de Combat
Les attaques en duo ne sont pas que spectaculaires. Elles permettent de faire monter la jauge de Choc plus vite, d’augmenter le niveau de Limit Break ou même de lancer des sorts sans consommer de PM. C’est la clé de la victoire contre les boss les plus rudes.
III. Queen’s Blood et Mini-jeux : La Générosité Incarnée
Difficile de parler de Rebirth sans mentionner Queen’s Blood. Ce jeu de cartes stratégique est une véritable drogue. Avec ses centaines de cartes à collectionner et ses tournois à travers tout le continent, il pourrait presque être un jeu à part entière. Mais Rebirth ne s’arrête pas là : courses de Chocobos au Gold Saucer, shoot-em-up spatial, Fort Condor, combat de robots… La variété est telle qu’on ne s’ennuie jamais.
Chaque région apporte son lot de gameplay alternatif. Si certains mini-jeux sont obligatoires pour l’histoire, la majorité est optionnelle, offrant des récompenses précieuses (matérias rares, équipements) pour ceux qui acceptent de s’y plonger.
L’Héritage du Gold Saucer
Le parc d’attractions mythique est fidèlement recréé, avec une démesure visuelle et sonore qui force le respect. C’est ici que le jeu atteint son pic de folie et de nostalgie.
IV. Analyse Technique : Le défi de l’Unreal Engine 4
Techniquement, Rebirth est un colosse aux pieds d’argile. Sur PS5, deux modes s’offrent à vous :
- Mode Fidélité (30 FPS) : Un affichage en 4K dynamique d’une grande netteté. C’est le mode recommandé pour profiter de la direction artistique somptueuse et des détails des visages.
- Mode Performance (60 FPS) : La fluidité est exemplaire, mais au prix d’une image plus floue. Square Enix a publié plusieurs patchs pour améliorer le post-process (notamment le « Soft » vs « Sharp »), mais le flou reste présent par rapport au mode 4K.
Les temps de chargement sont quasi-instantanés grâce au SSD de la PS5, permettant un voyage rapide entre les régions en moins de 3 secondes. Les musiques, quant à elles, sont un chef-d’œuvre absolu, avec des centaines de réarrangements qui s’adaptent dynamiquement à l’action et à l’exploration.
99%
Framerate constant (30 ou 60)
2.8s
Voyage rapide (SSD PS5)
400+
Pistes musicales uniques
Verdict Final : L’Aventure d’une Vie
Final Fantasy VII Rebirth est un miracle. Réussir à condenser autant de contenu, de systèmes de jeu, d’émotions et de nostalgie dans une œuvre aussi cohérente est un exploit. Malgré les limitations techniques inhérentes à l’UE4, le jeu transporte le joueur comme rarement. C’est une lettre d’amour aux fans, mais aussi une porte d’entrée magistrale pour les nouveaux venus.
C’est le RPG de la décennie. Indispensable pour tout possesseur de PS5.
Le verdict
Final Fantasy VII Rebirth n'est pas seulement une suite, c'est une prouesse monumentale. En transformant le monde linéaire du jeu original en une épopée open-world d'une richesse inouïe, Square Enix livre ici l'un des plus grands RPG de tous les temps. Malgré quelques concessions techniques en mode performance, l'aventure est d'une générosité absolue.
Note : 9.9/10
Points forts
- Un monde ouvert gigantesque et somptueux
- Système de combat parfait (Action + Tactique)
- Les capacités de Synergie enrichissent les combats
- Queen's Blood : Le meilleur mini-jeu de cartes depuis le Gwent
- Une bande-son réorchestrée absolument divine
- Durée de vie colossale (+100h pour le 100%)
- Fidélité et réinvention géniale de l'histoire originale
Points faibles
- Mode Performance un peu flou (malgré les patchs)
- Quelques quêtes secondaires un peu répétitives
- La profusion de mini-jeux peut parfois casser le rythme
